Cours Domestika : techniques créatives pour l’illustration de couvertures

Bonjour bonjour 🙂
Aujourd’hui, je vous parle d’un récent cours Domestika que j’ai suivi (et adoré, com d’hab’ !). Il s’agit du cours proposé cette fois-ci par l’Illustratrice Canadienne Julia Breckenreid. Le but de ce cours est de réaliser la couverture d’un livre.
Pour cela, il fallait avant toute chose CHOISIR un conte, une histoire, un roman…
J’ai choisi le conte « The Paper Bag Princess » (ou « La Princesse dans un sac » pour la version française) de Robert N. MUNSCH. *Si vous ne le connaissez pas, rendez-vous à la fin de l’article, j’y ai ajouté le texte traduit en français.*

J’ai découvert cette histoire grâce aux conseils de Julia Breckenreid, lorsque je lui ai dit que je cherchai à sortir de la liste des contes écrits par les frères GRIMM, afin d’opter pour un conte qui soit à la fois drôle, original, mais aussi avec un message fort. Et bien je n’ai pas été déçue ! En plus d’un beau clin d’œil au #GirlPower on y souligne également qu’il n’est pas bon de juger les personnes à leur apparence. Parce que c’est la Beauté Intérieure qui compte, voyez ?
Après avoir lu et rererelu le texte, place au brainstorming, au mindmap, aux croquis, aux doodles… j’adore cette étape !


Vient ensuite le moment de peaufiner le dessin, le tracé, d’élaborer la mise en page, et faire quelques tests de couleurs.
Puisque le récit a été écrit dans les années 80, j’ai voulu faire un clin d’œil avec le thème de la mode « abordé » dans l’histoire, et créer un décalage entre les éléments de l’histoire (dragon…) et l’époque d’écriture du récit. J’ai ainsi choisi comme format celui d’une couverture de « magazine jeunesse » des années 80 !


Une fois cette idée approuvée, place à l’illustration. Réalisée à l’aquarelle, je l’ai ensuite scannée et retouchée dans Photoshop, puis j’ai ajouté les textes, des touches de couleurs flashy, et inséré dans un « mockup » l’ensemble pour plus de réalisme.


Et voila le résultat ! C’était très amusant comme projet…
Allez, comme promis plus haut, voici le texte de l’histoire :

LA PRINCESSE DANS UN SAC
de Robert N. MUNSCH

« Il était une fois une belle princesse qui s’appelait Elizabeth.
Elle portait de riches habits et vivait dans un beau château. Elle devait épouser le prince Roland. Mais un jour, par malheur, un dragon ravagea son château. De son haleine de feu, il brûla tous ses habits et il enleva le prince. Elizabeth décida alors de poursuivre le dragon et de délivrer le prince. Elle chercha partout quelque chose à porter mais le feu n’avait épargné qu’une seule chose : un sac de papier.
C’est ainsi accoutrée qu’elle se mit à la poursuite du dragon. Elle pouvait facilement le suivre car il laissait derrière lui un sillon d’herbe et d’arbres calcinés recouverts d’ossements de cheval. Elizabeth se retrouva finalement devant l’énorme porte d’une caverne. Elle n’avait jamais vu un aussi gros marteau de porte.
Toc, toc, toc.
Le dragon lui ouvrit et sortant son énorme museau lui dit : « Miam, une princesse. Les princesses sont mon met préféré mais j’ai déjà mangé tout un château aujourd’hui. Je suis très occupé. Revenez demain. »
Il claque la porte si vite qu’Elizabeth faillit la recevoir sur le nez. Elizabeth reprit le marteau de la porte et frappa une seconde fois. Le dragon apparut de nouveau et lui dit : « Allez vous-en. Les princesses sont mon met favori mais j’ai déjà mangé tout un château aujourd’hui. Je suis très occupé. Revenez demain. »
« Un instant, lui cria-t-elle. Est-il vrai que vous êtes le dragon le plus intelligent et le plus féroce de toute la terre ? »
« Oui », lui affirma-t-il
« Est-il vrai que vous pouvez détruire dix forêts à la fois seulement qu’avec votre haleine de feu ? » lui demanda-t-elle
« Mais oui » lui confirma-t-il
A ces mots, il prit une respiration énorme et profonde et cracha tant de feu qu’il rasa cinquante forêts. « Incroyable ! » s’écria Elizabeth. Le dragon reprit une autre grande respiration et cette fois il cracha tant de feu qu’il incendia cent forêts.
« EXTRAORDINAIRE !!! » s’écria-t-elle encore. Pour la troisième fois il reprit une énorme respiration mais cette fois il n’en sortit pas une seule flamme. Il ne lui restait même pas assez de feu pour se faire cuire une boulette de viande.
« Est-il vrai, continua Elizabeth, que vous pouvez faire le tour de la terre en dix secondes ? »
« Mais bien sûr » lui assura-t-il Et il s’élança pour faire le tour de la terre en moins de dix secondes. A son retour, il était mort de fatigue. Mais Elizabeth lui cria « FANTASTIQUE ! Refaites-le encore ! ». Il s’élança de nouveau mais il fit le tour de la terre en vingt secondes cette fois.
A son retour, il ne pouvait plus dire un seul mot. Il s’étendit de tout son long et tomba aussitôt endormi. Elizabeth lui chuchota très bas à l’oreille « Hé! Monsieur le dragon ! ». Il ne broncha pas. Elle lui souleva l’oreille en y mettant sa tête et hurla aussi fort qu’elle put « HE ! MONSIEUR LE DRAGON ! ». Épuisé, il ne pouvait même plus bouger.
La petite princesse enjamba l’énorme bête et alla ouvrir la porte de la caverne. Le prince Roland l’y attendait. En la regardant, il s’exclama :
« Quelle honte ! Quelle forte odeur de fumée vous dégagez ! Vos cheveux sont abominables et vous vous êtes accoutrée d’un affreux et vieux sac de papier. Revenez me voir quand votre tenue sera digne de celle d’une vraie princesse. »
« Cher Roland, lui répondit-elle. Vos habits sont vraiment beaux et votre chevelure vraiment propre. Vous avez l’allure d’un prince mais VOUS N’ÊTES QU’UNE CRAPULE ! »
Et elle ne l’épousa finalement pas. »

FIN


En savoir plus sur Illustrations Pattes de Velours & Co - création d'illustrations traditionnelles et digitales

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire